Assistant Prof. of Marketing @ CU Boulder. Open science, research methods, managerial decision-making and numerical cognition. ❤️Python 🐍.
mfw Claude discovers dissonance reduction strategies
Insane meme potential.
Seems like the fitting outcome is that OpenAI backs out of the IPO and retires to go live with its mother in St. Petersburg, Russia
Going to nominate the @DataColada team who have been sued for following the data and attacked by a prominent hedge fund manager
This is a great initiative @BillAckman! However, some may question your commitment to academic truth given that you are also bankrolling the lawsuit of Francesca Gino, who *check notes* sued three brave scholars for telling the truth?
We meet again old friend. May your magic be powerful so that our sleep is preserved.
Oof. The first post was seriously incriminating, somehow the second is even worse. It presents direct evidence that the data was manually edited post submission to generate a results the reviewers asked for...
I used to be very excited by revelations of academic fraud, now it just makes me sad. I won't claim that all of academia is broken, but there is obviously something very wrong with our norms and practices. Case in point: Marketing journals (still) don't require posting data.
A word on the substance of the analysis though: The "duplicated block of observations" issue was also observed in the odometer data of Shu et al. (https://datacolada.org/98). Starting to look like a pattern.
Une idée vraiment révolutionnaire : Imaginez une ressource que les Français pourraient utiliser pour faire ce qu'ils veulent : Prendre soin de leurs parents, agrandir leur famille, passer du temps avec leurs amis... E que s'apelerio "Le revenu disponible..."
Hey, we're on TV!
So mad at myself for not making the comparison.
Swear to god, the first AI company who will be able to make LLMs write like a normal human will make a fortune. The more time I spend with AI, the less I tolerate their verbal ticks.
Je suppose qu'à ce stade, il vaut la peine d'aller jusqu'au bout de cette discussion et de confronter directement les arguments qui conduisent à cette proposition dangereuse d'annulation de la dette. Pour ce faire, je vais me baser sur la note de Nicolas Dufrêne pour l'Institut Rousseau (https://institut-rousseau.fr/publications/annuler-les-dettes-publiques-d-tenues-par-la-bce-pourquoi-les-objections-ne-tiennent-pas), qui a au moins le mérite de résumer succinctement l'ensemble des arguments sous-tendant la proposition. Commençons par ce que la note établit correctement, et que je lui accorde volontiers : une banque centrale ne peut pas faire faillite au sens juridique. Elle peut fonctionner durablement avec des fonds propres négatifs, les cas chilien, tchèque et israélien le montrent. Et rien n'oblige mécaniquement les États à la recapitaliser. Tout cela est exact. Mais rien de tout cela ne touche l'argument que la note prétend réfuter. La solvabilité dont je parle n'est pas juridique, elle est économique. La racine de mon désaccord tient en une citation : « si la banque centrale décide d'annuler sa créance, cette dernière disparaît mais pas les liquidités qui ont été dépensées dans l'économie. La monnaie émise initialement devient donc permanente : elle est "libre" car elle échappe à la contrainte du remboursement, et donc de la destruction » (La dette au XXIe siècle, p. 192). Jusque-là, nous sommes entièrement d'accord. Je pense que c'est précisément là que se situe le danger. Ce qui garantit la valeur de la monnaie, c'est que la banque centrale peut en retirer de la circulation si l'inflation repart, ou payer sur les réserves un intérêt suffisant. Dans les deux cas, il lui faut de quoi payer : des actifs à vendre, ou des bénéfices futurs. La monnaie « libre » de la note, c'est une monnaie qui n'a plus rien en face : ni actif, ni revenu. Libre veut dire ici : impossible à reprendre. Or, dans le système actuel, c'est en payant un intérêt sur les réserves que la banque centrale pilote les taux. Une monnaie impossible à détruire, mais qu'il faut donc continuer à gérer. Pour ce faire, tant que l'État s'interdit de recapitaliser sa banque centrale, il n'y a que trois options. Deux mènent à l'inflation. La troisième est un impôt déguisé qui recapitalise la banque centrale par la porte de derrière. La première : continuer de payer les intérêts sur toutes les réserves. Sans actif en face, la banque centrale paie ces intérêts en créant de nouvelles réserves... qui portent intérêt à leur tour. Sa dette grossit ainsi toute seule, au rythme du taux directeur. Si elle finit par dépasser tout ce que la banque centrale possède et tout ce qu'elle peut espérer gagner, on retrouve, presque mot pour mot, la définition de l'insolvabilité chez Ricardo Reis (@R2Rsquared) : une banque centrale est insolvable quand son plan revient à un schéma de Ponzi sur ses réserves. Les banques finissent par refuser de les détenir, et le niveau des prix explose (Journal of Monetary Economics, 2015, en commentaire de Del Negro et Sims : https://personal.lse.ac.uk/reisr/papers/15-dns.pdf). La deuxième : cesser de les rémunérer. Le taux d'intérêt tombe alors à zéro et demeure en deçà du taux « naturel » de l'économie. De l'argent trop bon marché, trop longtemps : selon la logique keynésienne (ou wicksellienne), l'inflation augmente alors également de manière structurelle. La troisième, la seule qui évite l'inflation : ne rémunérer que la dernière tranche de réserves, celle qui fait le taux du marché, et laisser tout le reste à zéro. Les banquiers centraux appellent cela le « tiering », et la note elle-même l'effleure par sa référence aux réserves obligatoires non rémunérées. La banque centrale garde alors le contrôle des taux. Mais appelons la chose par son nom : contraindre les banques à détenir à taux nul des centaines de milliards qui, ailleurs, rapporteraient le taux directeur, c'est un impôt qui n'en porte pas le nom. Aux taux actuels, plusieurs dizaines de milliards par an, prélevés sur les banques et, in fine, sur leurs clients. Cet impôt peut fonctionner. Mais il fonctionne précisément parce qu'il prélève davantage sur l'économie et recapitalise la banque centrale "par la porte de derrière". La seule issue non inflationniste est donc la recapitalisation que l'opération promettait d'éviter. Dans tous les cas, le trou est payé par quelqu'un : par les revenus futurs de la banque centrale s'ils y suffisent (et donc l'impôt par effet de contrainte budgétaire), par un impôt caché sur les banques, ou par l'inflation. En d'autres termes: « There is no free lunch ». La note tente également d'invalider le raisonnement par l'observation suivante : depuis 2022, les banques centrales ont encaissé des dizaines de milliards de pertes, et il ne s'est rien passé. C'est exact. Mais pourquoi ? Parce que ce ne sont que des pertes de portage (carry trade) limitées en temps et en magnitude. C'est la conclusion du FMI (« temporary and recoupable ») comme celle du texte de la Banque de France du 28 mars 2024 que la note invoque elle-même : les pertes se reportent « jusqu'à ce que la rémunération de leur actif repasse au-dessus de celle de leur passif ». Autrement dit, elles se réparent grâce au rendement d'un actif... que l'annulation ferait précisément disparaître. Quant aux dividendes suspendus depuis 2021 : une année de pertes ne rend pas une entreprise sans valeur et la BCE conserve son privilège de seigneuriage. La note balaie ce calcul : actualiser les revenus futurs d'une banque centrale reviendrait à lui appliquer « la grille d'analyse d'une société cotée ». C'est confondre un calcul avec une transaction. Actualiser ne présuppose ni vente, ni acheteur, ni marché : c'est simplement la façon correcte de compter aujourd'hui des revenus qui s'étalent dans le futur. On peut débattre du taux d'escompte. Pas du principe. C'est ainsi qu'on évalue la soutenabilité d'une dette publique ou d'un régime de retraites. Nul ne rachètera l'État, nul ne le liquidera : sa solvabilité est pourtant l'objet même de ce débat. Appliquée à la banque centrale, cette somme ne mesure pas un prix de vente : elle mesure ce qu'elle pourra payer, au total, pour défendre sa monnaie. D'ailleurs, la note fait elle-même ce calcul quand cela l'arrange : c'est en actualisant « à un taux positif » qu'elle établit qu'un titre perpétuel à coupon nul ne vaut rien. Autrement dit, la contrainte n'a pas disparu ; elle n'a simplement pas encore été franchie. Cf. Mon tweet précédent sur cette partie : https://x.com/QuentinVandewe2/status/2091936390674100548. Un dernier mot. Il existe une littérature académique entière, publiée dans les meilleures revues et depuis quarante-cinq ans, sur exactement cette question : à partir de l'« arithmétique monétariste déplaisante » de Sargent et Wallace (1981), Wallace (American Economic Review, 1981), Obstfeld et Rogoff (Journal of Political Economy, 1983), Sims (American Economic Review, 2013), Bassetto et Messer (Fiscal Studies, 2013), Del Negro et Sims et le commentaire de Reis (Journal of Monetary Economics, 2015), jusqu'au guide de Castillo-Martinez et Reis (Journal of Economic Literature, 2026). La note n'en cite pas une ligne. Sa seule référence scientifique est un document de politique générale de la BRI. Elle préfère réfuter longuement une thèse que personne ne défend, la faillite juridique d'une banque centrale, plutôt que d'affronter la question que cette littérature pose : une banque centrale économiquement insolvable garde-t-elle le contrôle de l'inflation ? Je pourrais continuer mais ces manquements me semblent suffisants pour discréditer l'analyse. Ce qui est embêtant, c'est que je peux comprendre que, pour le non-expert, ces arguments superficiels qui promettent une solution facile puissent paraître attirants.
La Banque de France n'a effectivement plus versé de dividende à l'État depuis celui de l'exercice 2021. C'est parfaitement exact. Prenons le temps d'expliquer pourquoi ce fait n'invalide pas le propos de Jordan Bardella (qui est, d'ailleurs, le même que celui d'Olivier Blanchard) et qui est le cancre dans cette histoire. D'abord, pourquoi ce dividende s'est-il arrêté ? En temps normal, une banque centrale reverse l'essentiel de ses bénéfices à l'État. C'est ce que les économistes appellent les « remittances ». La Banque de France a ainsi versé au Trésor environ 4 milliards d'euros par an entre 2015 et 2022. Puis plus rien. La raison remonte à 2015. La BCE a lancé cette année-là un vaste programme de rachat de dette souveraine pour soutenir l'économie, puis l'a démultiplié pendant le Covid. Au pic, à l'été 2022, l'Eurosystème détenait près de 5 000 milliards d'euros de titres, dont 4 200 milliards de dette publique : environ un tiers du marché souverain de la zone euro, contre 5 % avant 2015. Or ces titres paient des intérêts fixes (les « coupons »), faibles puisque achetés à l'époque des taux zéro : 0,68 % en moyenne pour le portefeuille de la Banque de France, à échéance longue, environ sept ans. Dans le même temps, l'Eurosystème rémunère à taux variable l'essentiel des réserves qu'il a créées pour acheter ces titres. Il s'est donc retrouvé dans une position géante de ce que la finance appelle un « carry trade ». Tant que les taux restaient au plancher, la position était gagnante : les coupons dépassaient des intérêts alors nuls ou négatifs. Quand l'inflation a forcé la BCE à remonter son taux jusqu'à 4 %, la position s'est retournée. Depuis, l'Eurosystème paie sur ses réserves plus que ne rapportent ses titres. Les comptes sont publics. La Banque de France a vidé son fonds pour risques généraux (12,4 milliards en 2023, 10,1 en 2024), puis affiché 7,7 milliards de perte nette en 2024. Elle n'est repassée en bénéfice en 2025 que grâce à une opération exceptionnelle sur son or. La Bundesbank porte 27,8 milliards de pertes cumulées, la BCE elle-même 10,5. Selon mes calculs, en l'état, il faudra environ cinq années de bénéfices à la BCE pour éponger ses pertes, et plus d'une décennie à la Bundesbank. Les Néerlandais, eux, ne prévoient aucun versement avant le milieu des années 2030. Voilà pourquoi votre dividende a disparu. Maintenant, quelles seraient les implications de la proposition de LFI ? LFI veut annuler la part de la dette française détenue par l'Eurosystème : environ 600 milliards d'euros, l'équivalent d'un cinquième de la dette négociable de l'État. Dans ce cas, la banque centrale ne subirait plus seulement l'écart entre coupons reçus et intérêts versés. Elle ne recevrait plus aucun coupon... et d'ailleurs plus de principal non plus. Les réserves créées pour acheter ces titres, elles, ne s'annulent pas : elles restent au passif et continuent, pour l'essentiel, de porter intérêt. Rien ne disparaît dans une annulation : ce que l'État gagne d'un côté, sa banque centrale le perd de l'autre. En valeur de marché, la perte serait de l'ordre de 500 milliards d'euros. Aucune suspension de dividende ne peut absorber un choc pareil à horizon prévisible : 450 milliards, c'est environ quinze fois les pertes que la Banque de France vient d'encaisser en 2023 et 2024, et près d'un siècle de ses versements à l'État d'une année normale. C'est surtout du même ordre que tout ce qu'elle possède, or compris, et tout ce qu'elle peut espérer gagner à l'avenir. Autrement dit, la frontière de l'insolvabilité économique, et non plus simplement comptable. Passé cette frontière, il ne reste que des options coûteuses: Recapitaliser, par l'impôt ou par l'emprunt, c'est-à-dire réintroduire ce qu'on prétendait effacer. Ou laisser l'inflation absorber le choc. C'est la démonstration de Ricardo Reis (@R2Rsquared) dans son article de 2015 au Journal of Monetary Economics (https://personal.lse.ac.uk/reisr/papers/15-dns.pdf), à la suite de Del Negro et Sims. L'absence de dividende ne prouve donc pas que l'annulation serait indolore. Elle est le symptôme, encore bénin, de la maladie que votre proposition multiplierait par quinze.
L'idée est tellement absurde que même Zucman a pas signé.
This is a horrible document. Dubious sources, non-transparent methods, treating "absence of citizenship record" as "evidence of non-citizenship voting", no discussing of false-match rates... Entirely expected from Trump's orbit, but still extremely disappointing.
yeah this seems like a totally normal woman who should definitely be top advisor to the most powerful man alive
RT @ojblanchard1: Do you realize that much of the increase (the increase in the spread over German bunds) is due to the probability that yo…
I really hate this form of populism that capitalizes on voters' worst instincts. Politicians should seek to elevate us, not pretend to embrace our stupid, most misguided ideas.